
Le rapport qu’avaient nos ancêtres au costume est totalement différent de celui que nous avons avec lui aujourd’hui. Le linge et les vêtements sont mentionnés dans les inventaires au même titre que les terres, les meubles et les bijoux. Ils se transmettent d’une génération à l’autre.
Les tissus sont achetés chez le mercier du village, à un colporteur ou à un tisserand local et on donne le vêtement à faire, sur mesure, à un tailleur ou à une couturière.
Le vêtement est donc onéreux et doit durer une dizaine d’années pour un vêtement du dimanche et moitié moins pour le vêtement de tous les jours.
Les jours ouvrés, l’homme porte, à la fin du XIXe siècle, un pantalon de coutil, une chemise en toile, une blaude ordinaire par dessus, des sabots aux pieds et un chapeau sur la tête.La femme, elle, porte à cette époque, la chemise sous une jupe et une camisole, un bonnet de travail sur la tête et un mouchoir de cou imprimé. Elle est aussi chaussée de sabots.
La tenue des jours de fête est très différente. A la fin du XIXe siècle, l’homme porte la redingote, d’une coupe différente de l’habit du XVIIIe siècle, le pantalon à pont, un gilet sur une chemise avec une cravate nouée autour du cou et un haut de forme qui a remplacé le bicorne ou le chapeau à larges bords. Des chaussures se substituent aux sabots quotidiens. La femme porte un deux pièces composé d’un corsage dénommé « camisole », « corps » ou « apollon » et d’une jupe dite « cote » ou « cotillon ». Souvent un beau châle en coton imprimé ou mieux en laine tissée dénommé alors châle cachemire couvre ses épaules. Un bijou comme une croix de Rouen orne son cou et une coiffe à volants ou pierrot a remplacé, à partir de 1815, dans le Pays de Caux, le très original bonnet cauchois. Des chaussures et une bourse en cuir font partie également du costume.
Si vous souhaitez en apprendre plus sur le costume normand, télécharger le dossier « le costume normand aux 18 et 19ème siècles ».
Le bonnet cauchois :
Du milieu du XVIIIème siècle à la fin du XIXème siècle, les normandes ont porté, lors des cérémonies, comme les femmes des autres provinces, des coiffes qui avaient la particularité d’être différentes selon les époques et selon les localités. Les filles originaires d’une ville se reconnaissaient par leur coiffe. Dans le Pays de Caux, de 1730 à 1230, les femmes portent le bonnet cauchois, sorte de support en carton, en général effilé vers le haut, revêtu de lamé d’argent ou d’or garni de broderie, de clinquant, et de canetille. Au sommet, un fond entoilé permet de fixer, avec des épingles, les barbes en dentelle plissée qui vont tomber sur le bonnet et même recouvrir le dos de la femme.
On dénombre cinq types de bonnets cauchois, selon leur région et, parmi les musées de Haute-Normandie, nous sommes les seuls à les présenter tous.
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