Visite 3D du Château de Martainville

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Modélisation 3D – Les Costumes Normands

En décembre dernier, la direction des sites et musées du Département de la Seine-Maritime à mis en œuvre, avec la participation de la DRAC, une campagne de numérisation et modélisation 3D de cinq costumes du Musée des Traditions et Arts Normands. Cette démarche a pour objectif de rendre accessible à toutes les collections modélisées.

Les costumes

Le costume populaire régional en Normandie, comme dans toutes les provinces de France, évolue et se diversifie tout au long du XIXe siècle.

Le costume populaire était porté par une certaine catégorie sociale comme les gros propriétaires fermiers, et non par la plupart des paysans. La raison en est simple. Le costume a un coût. Les tissus d’indienne, les mousselines, les dentelles et le tulle des coiffes sont autant de matériaux issus de l’industrialisation qui coûtent chers au contraire des étoffes de fabrication locale et artisanale auparavant utilisées dans la confection des vêtements paysans.

Robe rouge en indienne, 1830, Eure

Rare modèle de robe de 1830. Robe en cotonnade rouge des Indes à manches gigots qui permet de dater le modèle, influencé par la mode parisienne.

L’histoire du costume est indissociable des évolutions dans le domaine de la fabrication des tissus qui le composent. Les costumes normands du XIXe siècle vont très vite intégrer ces nouveautés notamment en ce qui concerne les tissus de coton imprimé. Beaucoup plus légères, souples et colorées que les droguets et autres étoffes de laine, les « indiennes » du nom de leur provenance exotique, se retrouvent dans toutes les tenues féminines de la première moitié du XIXe siècle. Ces étoffes produites localement dans les vallées du Cailly, du Robec et du Commerce, vont participer à l’évolution des formes et des matières. Pour les femmes les plus aisées, la robe est un élément courant. Toujours réalisée dans un tissu souple et coloré, la cotonnade, la robe évolue au gré des modes citadines et parisiennes. La robe d’abord portée par les citadines sera ensuite adoptée par la riche paysannerie et se démocratise dans les tenues portées les jours de cérémonie au cours du XIXe siècle.

Robe en indienne, 1850, Haute-Normandie

Rare modèle de robe en indienne à manches courtes, portée avec des manchettes. La doublure en indienne présente des tissus de motifs différents.

Robe, veste et chapeau, 1860, collecté en Haute-Normandie

Robe en drap de laine violet avec sa veste et son chapeau. Robe en drap de laine munie de boutons et de brides permettant de relever la robe sur la jupe du dessous.

A partir de 1856 la crinoline laisse la place à une « sous-jupe » métallique qui donne le gonflement au bas de la robe et une extension de la courbe. Chapeau en paille et son ruban de soie à motifs de fleurs. Modèle contemporain de Madame Bovary.

Femme de l’Eure, 1780-1800

Rare ensemble de la fin du 18e siècle composé d’un bonnet piqué et d’une coiffe à cornette à pans flottant, d’une chemise en lin, et d’un rare corselet en lampas bleu à décor de fleurs et treize basques entaillées, et de deux jupes en droguet superposées. Le corps est un corset constitué d’une double toile et de baleines recouvertes d’un tissu plus ancien, et fermé par un laçage devant ou derrière. Porté jusqu’à la Révolution, il semble que les paysannes aient développé un corps différent de celui des citadines.

Robe en indienne, 1795-1810, Haute-Normandie

Rare robe en indienne à fond marron foncé et décor de fleurs rouges, bleu, jaune, vert et blanc. Le corsage comporte une doublure en indienne à motif différent et un molleton.

Rare modèle de robe parfaitement conservé et certainement porté une seule fois pour une cérémonie.

Les costumes normands sont présentés à un endroit difficile d’accès pour les personnes à mobilité réduite. Leur modélisation 3D va jouer ici un rôle primordial afin de faciliter leur accès. Par le biais des sites internet du Département de la Seine-Maritime, ces modélisations vont pouvoir être visionnées et manipulées numériquement à partir d’un ordinateur, tablette ou smartphone. De même lors de visites guidées, les visiteurs auront l’occasion de les voir, ce qui permettra aux conférenciers d’illustrer leurs propos.

La modélisation 3D, est une méthode de capture 3D par photogrammétrie.

Cette technique permet de reconstituer numériquement en 3D un objet physique. La photogrammétrie utilise de simples photographies de l’objet (plusieurs centaines en fonction de l’objet), qui sont ensuite analysées par de puissants algorithmes capables de déduire la géométrie 3D globale de l’objet. Toutes les photographies sont enfin plaquées sur le modèle 3D créé pour le texturer et lui donner un aspect réaliste.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]