Le costume populaire régional n’est pas un élément figé dans le temps et dans l’espace. En Normandie, comme
dans toutes les provinces de France, il évolue et se diversifie tout au long du XIXe siècle. L’histoire du costume
régional en Normandie commence très tôt au regard de la chronologie de l’histoire des costumes régionaux en
France. Dès 1730, les normandes se distinguent par le port d’un bonnet, dit « bonnet cauchois », exclusivement
porté dans le pays de Caux. La fin du costume régional normand se situe dans la seconde moitié du XIXe siècle,
avec l’abandon des grandes coiffes au profit de coiffes plus petites et plus pratiques. C’est donc dans cette
période allant de 1785 à 1850, que le costume populaire normand est à son apogée.

Le costume populaire était porté par une certaine catégorie sociale comme les gros propriétaires fermiers, et non
par la plupart des paysans. La raison en est simple. Le costume a un coût. Les tissus d’indienne, les
mousselines, les dentelles et le tulle des coiffes sont autant de matériaux issus de l’industrialisation qui coûtent
chers au contraire des étoffes de fabrication locale et artisanale auparavant utilisées dans la confection des
vêtements paysans.

Evolution du costume dans la première moitié du XIXe siècle

Vitrine consacrée aux costumes normands de la première moitié du XIXe siècle. ©
Musée des Traditions et Arts Normands

L’histoire du costume est indissociable des évolutions dans le domaine de la fabrication des tissus qui le composent. Les costumes normands du XIXe siècle vont très vite intégrer ces nouveautés notamment en ce qui concerne les tissus de coton imprimé. Beaucoup plus légères, souples et colorées que les droguets et autres étoffes de laine, les « indiennes » du nom de leur provenance exotique, se retrouvent dans toutes les tenues féminines de la première moitié du XIXe siècle. Ces étoffes produites localement dans les vallées du Cailly, du Robec et du Commerce, vont participer à l’évolution des formes et des matières. L’introduction des étoffes produites en série dans les garde-robes des normandes a également pour conséquence de diminuer le coût des vêtements.

Le costume des femmes est le plus souvent composé de deux pièces, une jupe et un corsage, l’ensemble étant dénommé « déshabillé ». Mais pour les femmes les plus aisées, la robe est un élément courant. Toujours réalisée dans un tissu souple et coloré, la cotonnade, la robe évolue au gré des modes citadines et parisiennes. La robe d’abord portée par les citadines sera ensuite adoptée par la riche paysannerie et se démocratise dans les tenues
portées les jours de cérémonie au cours du XIXe siècle.Le costume porté par les normandes au début du XIXe siècle est souvent très proche des modes de la proche capitale et se distingue surtout par le port des bonnets cauchois comme en témoigne cette présentation.

La femme porte une robe en indienne de style Empire datant de 1810. La couleur sombre de la tenue est rehaussée par le port d’un bonnet cauchois surmonté de ses barbes. Une croix à pierres et son coulant viennent terminer la parure.
Témoin de la pénétration des modes parisiennes dans le costume régional, cette robe en indienne à manches « gigots » fut portée vers 1835. L’ensemble est complété par un pierrot à deux volants et une croix bosse surmontée de son coulant en forme de cœur.

Costume populaire féminin

Le costume de tous les jours est le plus souvent fait de tissu à la fois résistant et peu coûteux ; siamoise, droguet en rouge ou en bleu sont les tissus par excellence du costume quotidien des normandes. La femme porte le plus souvent une chemise, seule pièce de lingerie, sous une paire d’habits aussi appelés « déshabillé », qui se compose d’une jupe ou « cotte » et d’un corsage ou camisole. Les jupes étaient plus nombreuses dans les inventaires car les femmes en portaient parfois deux l’une sur l’autre selon les saisons. Le tablier est le complément incontournable tant pour les jours de travail que pour les tenues de cérémonie. Il est en siamoise, ou en cotonnades imprimées. Un fichu peut recouvrir les épaules, on l’appelle également mouchoir de cou. Ces mouchoirs sont portés par les hommes comme par les femmes. Ils peuvent être en toile blanche brodée pour les jours de cérémonie, en indienne à rayures ou à fleurs, en mousseline unie ou encore en soie unie ou imprimée. La paire de poche (poches de tissu cousues à un lien noué autour de la taille) est un élément original du costume journalier. Elles se portent par dessus ou par dessous la jupe. Une paire de bas en laine ou
en coton protègent du froid.

Costume populaire vers 1850 © Musée des Traditions et Arts Normands

Cet ensemble bleu est caractéristique des éléments qui constitue au milieu du XIXe siècle la tenue quotidienne
d’une normande. Elle se compose d’une chemise blanche en lin, d’une jupe de coton, d’un mantelet en indienne
bleu imprimé à la réserve, d’un tablier et de poches portées sur la jupe. Le bonnet piqué brodé ou non de fils de
couleurs est le bonnet des jours de travail mais il est également porté comme support de coiffes

Mantelet et pelisse

Vers 1780, on voit apparaître aux cotés des capots, dans les inventaires après décès et les contrats de mariage,
les premiers mantelets en indienne rouge que l’on dénomme alors « rouge des indes ». Il faudra attendre le XIXe
siècle pour que le mantelet et la pelisse supplantent réellement le capot.

Le capot utilisé pour se protéger du froid est fait de drap ou de droguet. Le mantelet est une cape courte munie d’un vaste capuchon qui s’arrête à la taille dans le dos et forme deux longs pans sur le devant. Réalisé dans un tissu d’indienne doublé de laine pour tenir chaud, ils sont plus séduisants par leur couleur et leurs légèreté et certainement plus confortables pour certains usages.

La pelisse se distingue du mantelet par sa longueur. Elle se compose d’une grande capuche très large qui couvre le haut du dos et la coiffe.

Le mantelet appartient au début du XVIIIe siècle aux femmes élégantes puis se démocratise pour devenir une pièce du costume populaire qui fut très porté dans le pays de Caux. Une agrafe de capot vient rehausser la beauté du vêtement. Elle se compose de deux plaques en argent moulé ou estampé et repercé. C’est souvent l’unique bijou des femmes de condition modeste.

La robe de mariage

Le jour de son mariage, la jeune fille porte sa plus belle tenue qui sera ensuite sortie pour les grandes occasions tout au long de sa vie, adaptant la robe à l’évolution de sa morphologie. A l’occasion de son mariage, la jeune fille porte sa plus belle coiffe, son plus beau mouchoir de cou, blanc en mousseline ou en linon brodé. Le bonnet rond ou pierrot choisi pour ce jour est le plus richement orné, fond et passe brodés et volants bordés de dentelle.
Les bas portés ce jour sont également blancs et brodés. Ici le blanc est choisi car c’est la couleur de la mousseline, du linon ou du tulle qui sera brodé pour l’embellir. L’habit de la mariée est communément composé de deux pièces, mais la robe devient de plus en plus fréquente vers 1825. Ici la mariée porte un bijou composé d’un cœur et d’une croix jeannette. Cette croix souvent acquise avant le mariage est en or, en argent ou en vermeil. Sa pâte d’attache est en forme de fleur de lys et elle peut posséder un cœur coulant comme c’est le cas ici.

Le costume masculin

Huile sur toile « le paysan de la Mailleraye ». © Yohann Deslandes

Au XVIIIe siècle, les hommes portaient la chemise et la culotte de toile. Les pantalons étaient en siamoise rayée et la cravate était en fait, un mouchoir de toile noué autour du cou. Les guêtres en toile ou coutil protégeaient les bas et les jambes. Le port des sabots de bois permettait d’économiser les chaussures qui elles, étaient réservées aux jours de fête.

Enfin, un chapeau à bord en feutre de laine, abritait du soleil et de la pluie.
Au XIXe siècle, ce costume évolue vers le port d’un pantalon, d’un gilet, d’une veste et d’une redingote pour les
jours de fêtes. Cet ensemble est complété par quelques accessoires comme le parapluie, la cravate ou mouchoir
de cou, et le chapeau haut-de-forme.

La blouse dénommée en Normandie « blaude » est le vêtement populaire de protection régional. Elle apparaît
vers 1780 et se généralise vers 1815. Évoluant dans sa forme, elle perdure jusqu’en 1950. Elle se porte les jours
de travail mais également les jours de fêtes où elle s’orne de broderies au point de chainette au col et aux poignets.

Le parapluie, bien qu’un produit de luxe, est un élément incontournable du costume traditionnel normand. A ce
costume des jours ouvriers vient s’ajouter une casquette à pont qui se généralise vers 1850.

Coiffes de Haute-Normandie

Vitrine des coiffes normandes. © Musée des Traditions et Arts Normands

Plus que le vêtement, les coiffes constituent l’élément caractéristique et original des costumes traditionnels. Aux XVIIIe et XIXe siècle, le trousseau de la femme était composé de plusieurs coiffes convenant à plusieurs circonstances : le travail et la parure. Le trousseau de la mariée est décrit dans les contrats de mariages, sources précieuses concernant la qualité et le nombre de coiffes appartenant à une femme. On trouve les coiffes décrites dans ce qu’on appelle le « menu linge ». Il n’est pas rare d’y trouver 12 cornettes, 4 bonnets de coton, 8 pierrots et 5 bonnets de dentelle pour les grandes occasions. Le bonnet de travail est un bonnet de protection. Le bonnet de cérémonie est réalisé dans des tissus plus fins tels que le lin, la mousseline ou le tulle, orné de dentelle et de broderie.

Le Musée des Traditions et Arts Normands (76) possède une large et riche collection de coiffes de Haute-Normandie pour une période allant de 1730 à la fin du XIXe siècle.

La restauration des coiffes

Le réaménagement de la salle du costume a été le prétexte à la restauration des coiffes du musée afin d’en faire une présentation au public. C’est ainsi qu’une recherche sur les coiffes du musée a été menée en collaboration avec Madame Jacqueline Le Guell, collectionneuse de costumes et de coiffes. Nous lui avons confié le nettoyage des quatorze coiffes actuellement présentées au musée. Son travail remarquable est visible sur ces photographies après et avant nettoyage et remise en forme.

Le bonnet piqué

Bonnet piqué © Musée des Traditions et Arts Normands

Le bonnet piqué enserre la tête, il est composé de grosse toile blanche matelassée, piquée de gros fils sur toute
la surface formant losanges, carrés ou diagonales. Certains de ces bonnets sont rebrodés de motifs floraux sur le
fond, en laine bleue ou blanche.

Très solides, ils étaient utilisés comme bonnet de travail, en usage dans les trousseaux au XIXe siècle, ils servent
de support de coiffe dans certains lieux.

La cornette

La cornette est une coiffe largement répandue en France au XVIIIe siècle puis au XIXe siècle. Elle se
compose d’un fond, avec à l’avant une longue bande de tissu formant deux longs pans qui peuvent être relevés ou repliés. On employait pour sa confection de la toile telle que du linon et on bordait de dentelle les cornettes
portées les jours de fête.

Le pierrot

Pierrot © Musée des Traditions et Arts Normands

Le bonnet rond, également appelé pierrot apparaît à la fin du XVIIIe siècle, début du XIXe siècle. Il connut une grande vogue au XIXe siècle, remplaçant peu à peu tous les bonnets connus. Les femmes les achetaient par douzaine pour constituer leur trousseau. L’apogée de ces coiffes se situe à la fin de la seconde moitié du XIXe siècle.

Le pierrot est constitué d’un fond, d’une passe et de deux volants plissés superposés et d’inégale longueur. Les dimensions des éléments constitutifs vont varier ainsi que les tissus utilisés selon les différentes localisations géographiques. La présence de broderie, l’importance du décor ou son absence donnent des indices quant à leur utilisation. Ainsi, les bonnets ordinaires de l’Eure n’ont aucune dentelle tandis que ceux de cérémonie sont très
finement plissés et comportent une passe et un fond brodés au point de plumetis ou de Beauvais.

Les pierrots de mariage de l’Eure

Pierrot de mariage de l’Eure © Musée des Traditions et Arts Normands

A l’occasion des mariages et cérémonies, on choisit le bonnet le plus richement orné pour coiffer la mariée. Le fond et la passe sont brodés et les volants bordés de dentelle. Souvent, la passe est soulignée d’une soutache garnie de petits éléments de cire ou de satin, voire de perles. Les derniers pierrots de cérémonie portés vers 1840-1850 sont en tulle avec une passe entourée d’une guirlande fleurie.

Tableau de Schmidt, 1er quart du XIXe siècle

Sur ce tableau réalisé par Schmidt au cours du 1er quart du XIXe siècle, une femme de Louviers est en habit et en coiffe de cérémonie pour son mariage. La coiffe de mariage est en tulle et dentelle brodés. Elle porte le bonnet rond ou pierrot. Il s’agit d’une belle coiffe, car la femme est issue de la bourgeoisie de la riche cité drapière de Louviers dans l’Eure.

Les bonnets de dessous

bonnet de dessous © Musée des Traditions et Arts Normands

Toutes les grandes coiffes comportent un bonnet de dessous qui sert de support et permet d’épingler la coiffe ou ses barbes, ses rubans. Souvent mal connus, ils font pourtant partie intégrante de la coiffe.
Le béguin est porté sous le bonnet cauchois. Le bonnet de toile que nous voyons ici est fortement empesé pour le pierrot. Un bonnet de carton recouvert de tissu est utilisé pour les grandes coiffes.

Les bonnets à usage quotidien

Coiffe de travail de la région des Grandes Ventes © Musée des Traditions et Arts Normands

On trouve quantité de bonnets portés pour le travail. Moins spectaculaires que les coiffes de cérémonie, ils comptaient pourtant en grand nombre dans le linge de la femme. La forme de la coiffe s’adapte parfois au travail.
C’est le cas pour cette coiffe que l’on trouve dans la région allant du Havre au Tréport. Elles ont été conçues pour résister au vent et utilisées en usage quotidien. Le fond est profond pour y recevoir un chignon, la passe est droite et deux volants plus courts que ceux du pierrot sont réunis par une bande volantée. Deux cordons noués sous le menton fixent solidement la coiffe. On retrouve cette coiffe dans la région de Dieppe, aux alentours des
Grandes Ventes.

Les bonnets cauchois

Le Musée des Traditions et Arts Normands possède une riche collection de bonnets cauchois, portés par les
femmes du Pays de Caux entre 1730 et 1830. Les sources qui nous permettent d’étudier le bonnet cauchois
restent les actes notariés, l’iconographie à travers les tableaux, lithographies, gravures et toiles imprimées, et les
témoignages de voyageurs qui ont traversé le Pays de Caux au XVIIIe siècle.

Le bonnet cauchois est une coiffe que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Sorte de support en carton recouvert
de soie brochée, de damas ou de velours, rebrodé de fils d’or ou d’argent, entoilé à son sommet pour recevoir
une cornette avec ses barbes de mousseline et dentelle qui descendent le long du corps de la femme.

L’ouvrage de Marguerite Bruneau intitulé Les bonnets cauchois. Diversité et évolution édité en 2004 par le Cercle
d’Action et d’Etudes Normandes est une étude très complète sur le sujet. La nouvelle muséographie de la salle
du costume du Musée des Traditions et Arts Normands est fidèle aux recherches de Marguerite Bruneau.

Carte des localisations des bonnets cauchois, réalisée par Marguerite Bruneau.
1. L’ouest du Caux
2. Région de Saint Valéry-en-Caux
3. Est du Caux : de la vallée de la Sâane à la vallée de la Scie
4. Est du Caux : de la vallée de la Scie à la vallée de l’Eaulne
5. Est de Dieppe
Bonnetière © Musée des Traditions et Arts Normands

En effet, elle a localisé cinq formes différentes de bonnet correspondant à cinq territoires allant de l’Ouest à l’Est du Pays de Caux. Les cinq bonnets prennent au musée place dans une bonnetière, petite armoire apparue à la fin du règne de Louis XV (mort en 1774), qui peut comporter des tiroirs à la base mais surtout des étagères assez hautes pour « crocher les bonnets ».

Le décor des bonnets cauchois

Les bonnets cauchois sont ornés d’une broderie composée de galons de cannetille (fils métalliques d’or ou
d’argent), de paillettes (petites plaques métalliques circulaires percées au centre), et de verroteries (collées sur
un support métallique débordant et percé de quatre trous, ce qui permet la fixation au moyen de fils métalliques).
On retrouve sur certains bonnets une broderie de clinquant constituée d’un décor de fleurs découpées dans de
minces feuilles métallisées et colorées, cousues sur le bonnet. C’est le décor le moins cher qu’on retrouve surtout
à l’Est du Caux. Dans le Caux occidental, on préfère la broderie aux fils d’or et d’argent, l’or étant réservé aux
plus beaux exemplaires. En réalité, ce qu’on appelle le fil d’or fin est de l’argent doré, le fil d’or mi-fin est du cuivre
argenté et doré, le fil d’or faux est du cuivre laitonné et le fil d’argent faux est du cuivre argenté à la feuille.

Les bonnets cauchois de l’Ouest du Caux (zone 1 sur la carte)

Sur une ligne géographique allant de Caudebec-en-Caux à Fécamp en passant par Yvetot, on trouve un premier type de bonnet, le plus célèbre peut-être car le plus représenté des bonnets cauchois.
La forme est pointue, la base arrière rectiligne et les oreilles ne sont pas couvertes. Un large galon forme la base, de manière à le poser à plat sur le devant de la tête. Tous ces bonnets sont dotés à leur sommet d’un support de coiffe rigide et recouvert de toile qui permettait d’accrocher les barbes de dentelles qui descendaient le long du corps de la cauchoise.

Les bonnets cauchois de la région de Saint Valéry-en-Caux (zone 2 sur la carte)

Le bonnet de la région de Saint Valéry-en-Caux est plus large et moins haut que celui de l’Ouest du Caux. A l’arrière, la partie haute est entoilée afin de recevoir le fond de la cornette qui garnira le bonnet. La base arrière est légèrement échancrée. Le décor est ici composé de broderies de clinquant et de fleurs découpées fixées par canetille. Des verroteries de couleur rouge et bleu ornent l’arrière du bonnet.

Les bonnets cauchois de la vallée de la Sâane à la vallée de la Scie (zone 3 sur la carte)

bonnet cauchois de la vallée de la Sâane © Musée des Traditions et Arts Normands

A l’Est du Caux entre la vallée de la Sâane et la vallée de la Scie, on trouve des bonnets caractérisés par leur grande dimension. Sa forme cache les oreilles et possède une profonde échancrure à l’arrière afin de laisser place à un chignon. A l’arrière, le fond dans la partie haute, destiné à recevoir la cornette, est entoilé et de petite taille. Un galon borde tout le bas.
Seuls les beaux bonnets sont entièrement recouverts de broderies. Les bonnets plus modestes n’ont un décor que sur la partie visible, tout ce qui est caché sous la barbe de dentelle est simplement entoilé.

Bonnet cauchois de la vallée de la Scie jusqu’à la vallée de l’Eaulne (zone 4 sur la carte)

Dans cette zone correspondant à la boutonnière du Pays de Bray, on peut supposer que certains bonnets ont été
fabriqués autour des Grandes Ventes. Les hauts bonnets y sont encore plus larges que les bonnets de la zone 3,
et parfois concaves. Les décors sont encore une fois disposés sur les parties visibles, et le reste est entoilé.

Bonnet cauchois de l’Est de Dieppe (zone 5 de la carte)

Bonnet cauchois de l’Est de Dieppe © Musée des Traditions et Arts Normands

Cette petite zone regroupe seulement quelques villages à l’Est de Dieppe. Les bonnets y sont de petite taille et contrastent avec les volumes des autres zones du Pays de Caux. Le devant et l’arrière du bonnet sont échancrés en forme de fer à cheval. Ils ont été conçus pour résister au vent.

Dossier rédigé par Mylène Doré, attachée de conservation du patrimoine et Caroline Louet, assistante qualifiée de conservation du patrimoine en 2009.

Cliquez ici pour le télécharger le Dossier complet